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Politique de la Charente


La Charente a voté massivement Bonapartiste à l'élection de 1848, par désir de paix. Vigny écrivait "la Charente n'est qu'une Vendée Bonapartiste". Elle va le rester jusqu'à la fin du et en 1889 seul le Confolentais vote Républicain.

C'est après l'élection partielle de 1906 que le département deviens totalement Républicain avec 4 députés de l'Alliance Républicaine Démocratique et son premier député Radical, Paul Mairat sur Angoulême I.

Au sortir de la guerre, au scrutin du 21 octobre 1945 la gauche remporte 54% des voix avec 23,8% pour le PC, placé devant le PS et les quatre députés élus le 10 novembre 1946 sont 1 PC, 1 socialiste, 1 RGR (radical) le jeune Félix Gaillard et 1 MRP. Dans le même temps les deux sénateurs élus sont plus modérés, ce sont Guy Pascaud juste de retour de déportation et Pierre Marcilhacy qui seront ensuite réélus constament jusqu'en 1980.

Et en 1956 le PC obtient 29,7% des voix et deux élus, le Radical un élu Félix Gaillard et le MRP un élu.

A partir de 1958 le scrutin deviens majoritaire de circonscription, ce qui est très défavorable pour la gauche. Le PC entame une lente descente et malgré encore environ 23% des voix n'a plus de député. Les trois députés élus sont un UNR, Raymond Réthoré, un conservateur Républicain Indépendant, Jean Valentin, et un Radical Félix Gaillard. Ils seront réélus en 1962 et 1967.

Aux élections présidentielles le général de Gaulle obtient une large majorité : 53,12% en 1965, et aux élections législatives de juin 1968 ce sont deux UNR qui sont élus, Raymond Réthoré et Michel Alloncle. Félix Gaillard sauve son fauteuil mais après sa mort accidentelle en 1970 il est remplacé par un troisième député UNR, Francis Hardy.

Les élections présidentielles de 1974, et le scorre de 54,01% de François Mitterand au second tour, marquent l'essort de la gauche : Jean-Michel Boucheron, PS, est élu maire d'Angoulême en 1977 et député en 1978. André Soury PC retrouve le siège à Confolens qu'il avait perdu en 1958, et Francis Hardy garde le siège à Cognac, qu'il va perdre en 1981 au profit de Bernard Vilette, PS.

Mais les électeurs ruraux restent conservateurs et en 1980 ce sont Raymond Réthoré et Michel Alloncle qui sont élus sénateurs, et en 1982 le conseil général reste à droite avec 20 conseillers contre 14 et Pierre Houssin, maire de Baignes-Sainte-Radegonde en prends la présidence.

Au législatives de 1986, les résultats s'équilibrent, Jean-Michel Boucheron et Jérome Lambert pour le PS, Francis Hardy pour l'UNR et Georges Chavannes pour l'UDF

Le conseil géneral voit une poussée de la gauche en 2001 (et l'élection du premier conseillé général vert, Patrik Fontanaud) et son basculement à gauche aux élections de 2004. Philippe Lavaud PS en est le président.